Les risques d’une exposition à l’essence automobile

Ce que vous risquez

L’essence automobile fait partie du groupe des carburants (essence automobile, gas-oil, mazout, kérozène). Elle est fréquemment utilisée dans les garages mais aussi dans les activités domestiques et de loisirs.

Attention

  • Elle dissout le film de protection naturelle de la peau, ce qui facilite sa pénétration dans l’organisme et provoque une sécheresse cutanée,
  • L’inhalation de vapeurs d’essence peut provoquer des maux de tête et à long terme des troubles neurologiques graves,
  • Le passage accidentel d’essence dans les poumons lors du siphonage peut entraîner des atteintes respiratoires sévères,
  • L’essence sans plomb contient jusqu’à 1% de benzène, cancérogène, responsable de maladie du sang (leucémies,...).

Attention
Pour les cancérogènes, il n’existe pas de dose d’exposition minimale qui garantisse l’absence de risque.

Comment diminuer l’exposition

Le port de gants nitrile (résistant aux produits chimiques) est indispensable pour toute intervention

  • Pour les interventions sur les filtres ou pompe :
    • L’utilisation de serre-durite est conseillée avant désolidarisation du filtre ou de la pompe pour limiter l’écoulement,
    • Si la désolidarisation durite-filtre est difficile, un pare-face est recommandé pour éviter les projections au niveau du visage.
  • Pour les interventions sur carburateur :
    • Le port d’un masque filtrant type A est recommandé (bande marron),
    • Le nettoyage sera réalisé à la fontaine de dégraissage.
  • Pour les interventions sur réservoir, jauge à essence :
    • La vidange du réservoir par l’utilisation de pompe électrique et la récupération du carburant dans un jerrican sont conseillées,
    • Le port d’un masque filtrant type A est recommandé (bande marron).

Dans la mesure du possible, le client viendra avec un véhicule présentant un niveau de réservoir au plus bas.

  • Pour le contrôle de « pression essence » sur les véhicules à injection,

(D’après les recommandations parues dans : « Archives des Maladies Professionnelles » (2000,61,3) JM Wendling)

Certains modes opératoires doivent impérativement disparaître

  • Le lavage des mains à l’essence,
  • Le lavage, trempage des pièces dans un bac d’essence,
  • Le siphonage, soufflage, aspiration avec la bouche de pièces ayant contenu de l’essence (gicleur de ralenti),
  • L’utilisation de chiffons en tissu pour absorber l’essence, mis dans la poche puis réutilisés,
  • Transvasement manuel.

Vous bénéficiez d’une surveillance médicale renforcée

Vous bénéficierez d’une surveillance post-professionnelle :

Les personnes qui, au cours de leur activité salariée, ont été exposées à des agents cancérogènes peuvent demander, si elles sont inactives, demandeurs d’emploi ou retraitées, à bénéficier d’une surveillance médicale post-professionnelle. Elle sera prise en charge par la caisse primaire d’assurance- maladie ou l’organisation spéciale de sécurité sociale. (Arrêté du. 28 févr. 1995: JO, 22 mars).

Télécharger la plaquette d’information

Les risques d’une exposition professionnelle aux éthers de glycols

Ce que vous risquez

  • En cas d’exposition à forte concentration : maux de tête, vertiges, troubles de conscience pouvant aller jusqu’au coma,
  • Certains éthers de glycols sont suspectés d’autres effets toxiques :
    • Sur la fertilité et le développement fœtal,
    • Sur les cellules sanguines.

Comment reconnaître ceux qui sont toxiques

  • Par l’étiquetage :
 

Matières à risques, respiratoires, cancérogènes, mutagènes ou pour la reproduction

  • Et les mentions de dangers :
    • H360F Peut nuire à la fertilité,
    • H360D Peut nuire au fœtus,
    • H361f Susceptible de nuire à la fertilité,
    • H361d Susceptible de nuire au fœtus.
    • Par les fiches de données de sécurité qui doivent être à la disposition des utilisateurs.

Dans quels produits ?

Les éthers de glycol sont des solvants qui entrent dans la composition de nombreux produits à usage industriel et domestique.

Peintures, vernis :

  • En phase aqueuse,
  • En phase solvant,

Encres :

  • Sérigraphie,
  • Flexographie,
  • Héliogravure,
  • Cosmétiques.

Produits à usage métallurgique et mécanique :

  • fluides hydrauliques,
  • décapants,
  • dégraissants.

Produits d’entretien :

  • Lave-vitres,
  • Détergents,
  • Nettoyant moquette,
  • Savons,
  • Cires.

Autres :

  • Colles,
  • Produits phytosanitaires de traitement du bois,
  • Produits offset,
  • Flux de soudage,
  • Dégraissants textiles,
  • Antigels.

Comment prévenir le risque

  • En remplaçant les éthers de glycol classés toxiques pour la reproduction par des composés moins dangereux,
  • En captant les vapeurs ou les aérosols à la source d’émission,
  • En portant des gants et appareils de protections respiratoires adaptés.

Ne pas se laver les mains avec ces produits

Télécharger la plaquette d’information

Les agents cancérogènes peuvent provoquer le cancer ou en augmenter la fréquence dans une population exposée. 1 à 5 millions de salariés seraient exposés à un ou plusieurs cancérogènes dans le cadre de leur travail.

 

Définition des agents cancérogènes

Peuvent être cancérogènes :

  • Des substances chimiques,
  • Des agents physiques,
  • Des agents biologiques,
  • Des procédés industriels,

Indentification des agents cancérogènes

Les cancérogènes chimiques peuvent être identifiés grâce à l’étiquetage où figurent :

Un pictogramme

 

Matières à risques, respiratoires, cancérogènes, mutagènes ou pour la reproduction

 Et au moins

Une mention de danger

  • H350 : Peut provoquer le cancer,
  • H350 i : Peut provoquer le cancer par inhalation,
  • H351 : Susceptible de provoquer le cancer.

Cas particuliers

Pour les agents physiques et biologiques Il n’existe pas d’étiquetage spécifique, le pictogramme d’identification ne permet pas de présumer du caractère cancérogène de l’agent :

   

Rayonnements ionisants

Risque biologique

 

 

 

 

 

 

 

 

ATTENTION : pour les cancérogènes, il n’existe pas de dose d’exposition minimale qui garantisse l’absence de risque.

Classification des agents cancérogènes

  • Classification de l’Union Européenne en 3 groupes en fonction du degré de certitude du risque cancérogène : ne prend en compte que les substances et préparations chimiques,
  • Classification du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) en 5 catégories sur le même critère de certitude. Elle permet d’identifier certains agents non pris en compte par la réglementation européenne :
    • Les substances et procédés chimiques : brouillards ou vapeurs d’acide sulfurique, silice…
    • Les risques physiques : rayonnements U.V.,
    • Les risques biologiques : virus Epstein-Barr, virus des hépatites B et C, papillomavirus, aflatoxines,
    • Les situations d’exposition et certains procédés industriels.

Expositions professionnelles

Circonstances d’expositions professionnelles reconnues les plus courantes : (selon le CIRC)

  • Groupe 1 (cancérogènes avérés pour l’homme) :
    • Exposition aux brouillards d’acides minéraux forts contenant de l’acide sulfurique,
    • Industrie du caoutchouc,
    • Fabrication et réparation de chaussures,
    • Fonderies de fonte et d’acier,
    • Fabrication de meubles et ébénisterie,
    • Exposition professionnelle des peintres,
    • Tabagisme passif.
  • Groupe 2A (probablement cancérogènes pour l’homme) :
    • Coiffeurs et barbiers (exposition aux colorants avant 1986),
    • Cobalt métal en présence de carbure de tungstène,
    • Verrerie d’art, fabrication de verre creux et verre moulé.
  • Groupe 2B (cancérogènes possibles pour l’homme) :
    • Cobalt métal en absence de carbure de tungstène,
    • Charpenterie menuiserie.

Liste non exhaustive…

Comment prévenir le risque

Des dispositions spécifiques existent pour les rayonnements ionisants et pour les risques biologiques. Pour les cancérogènes chimiques, l’employeur est soumis à des obligations réglementaires :

  • Evaluation du risque,
  • Substitution obligatoire si techniquement possible,
  • Travail en vase clos si substitution impossible,
  • Captage des polluants à la source si les deux mesures précédentes sont impossibles,
  • Limitation du nombre de travailleurs exposés,
  • Mise en place de mesures de détection précoce en cas de défaillance des systèmes de protection,
  • Délimitation des zones à risque, étiquetage des récipients,
  • Formation et information des travailleurs,
  • Liste des salariés exposés,
  • Surveillance médicale renforcée.

Surveillance post professionnelle

Après cessation de l’exposition au risque cancérogène :

  • Si le salarié est encore en activité une surveillance post-exposition est exercée par le médecin du travail,
  • Si le salarié est en inactivité (retraite, chômage…) il bénéficie à sa demande d’une surveillance médicale post-professionnelle assurée par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie s’il a été exposé :
    • A des agents cancérogènes figurant aux tableaux de maladies professionnelles,
    • A des substances ou préparations étiquetées H350 ou H350 i ,
    • A des produits ou des procédés listés par arrêtés,
    • A des rayonnements ionisants.

FAITES LE POINT SUR VOTRE TRAVAIL : A quels agents ou procédés êtes-vous exposés ?

  • Les produits que vous utilisez sont-ils cancérogènes (étiquetage, fiche de données de sécurité) ?
  • Utilisez vous ces produits souvent ou de façon épisodique ?
  • Risquez vous de les inhaler, de les porter à la bouche ?
  • D’être éclaboussé ou d’en imprégner vos mains ?
  • Etes-vous protégés par des équipements collectifs ou individuels ?

Pensez à en discuter avec votre médecin du travail.

Maladies professionnelles indemnisables

Réparation

Les cancers figurant aux tableaux des maladies professionnelles (MP) doivent être déclarés auprès de la CPAM ; ils ouvrent droit à réparation.

Si l’origine professionnelle est fortement suspectée mais qu’il n’existe pas de tableau de MP correspondant, une reconnaissance est possible par la saisine du Comité Régional de Reconnaissance des Maladies Professionnelles (CRRMP).

Tableau des maladies professionnelles

Siège

Agent cancérogène

Tableau (régime Général)

Poumon

Amiante

30 et 30 bis

 

Arsenic

20 bis et 20 ter

 

Bischlorométhyléther

81

 

Dérivés du chrome

10 ter

 

Goudrons, suies, dérivés du charbon

16 bis

 

Dérivés du nickel

37 ter

 

Oxydes de fer

44 bis

 

Poussières ou gaz radioactifs

6

Plèvre

Amiante

30

Nez et Sinus de la face

Poussières de bois

47

 

Dérivés du nickel

37 ter

Peau

Arsenic

20

 

Goudrons, suies dérivés de combustion du charbon

16 bis

 

Huiles minérales

36 bis

 

Rayonnements ionisants

6

Leucémies

Benzène

4

 

Rayonnements ionisants

6

Vessie

Amines aromatiques

15 ter

 

Goudrons, suies, dérivés de combustion du charbon

16 bis

Foie

Chlorure de vinyle monomère

52

 

Arsenic

20

 

Virus des hépatites A,B,C et D

45

Cerveau

Nitrosoguanidine

85

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Télécharger la plaquette d’information

Les risques d’une exposition à L’amiante.

Les professions exposées sont :

  • Agents de maintenance,
  • Mécaniciens,
  • Garagistes,
  • Rectificateurs,
  • Chaudronniers,
  • Electriciens,
  • Peintres,
  • Soudeurs,
  • Monteurs,
  • Câbleurs,
 
  • Chauffagistes,
  • Tuyauteurs,
  • Thermiciens,
  • Couvreurs,
  • Soliers –moquettistes,
  • Maçons..

Ce que vous risquez

Des lésions bénignes de la plèvre (plaques pleurales) souvent sans gravité évoquant une exposition à l’amiante. La concentration moyenne en fibre d’amiante dans l’air inhalé par travailleur ne doit pas dépasser une valeur limite (cf. art. R 4412- 100 du code du travail).

Une atteinte des poumons (asbestose) se traduisant par un essoufflement progressif : fibrose pulmonaire apparaissant après de nombreuses années d’exposition (10 à 40 ans)

Des lésions cancéreuses pouvant survenir de nombreuses années après l’exposition, même de courte durée :

  • Cancer bronchopulmonaire,
  • Cancer de la plèvre : mésothéliome pleural,
  • Cancer du larynx : risque fortement suspecté.

Opérations pouvant libérer des fibres d’amiante

Activités et interventions sur des matériaux ou appareils susceptibles d’émettre des fibres d’amiante

  • Travaux sur flocage, calorifugeage ou faux plafonds : perçage, grattage, contact …, avec un matériel friable contenant de l’amiante...
  • Travaux sur des matériaux contenant de l’amiante : perçage, ponçage, découpe, frottement, transport et manutention...
    • Plaques de carton d’amiante (isolant thermique),
    • Enduits et revêtement (faux plafonds, dalles de sol),
    • Joints et filtres (plomberie, chauffage),
    • Produits de friction : frein, embrayage sur des véhicules anciens.
  • Travaux sur l’amiante tissé ou tressé : isolation, entretien de chaufferie...
  • Travaux sur des éléments en amiante ciment : toitures, bardage, tuyaux.

Comment prévenir le risque

Les mesures de prévention sont à adapter en fonction du type de travaux. Les mesures minimales à mettre en place pour les expositions de faible niveau doivent être :

  • Protection respiratoire par demi-masque filtrant jetable FFP3,
  • Humidification, si possible, du matériau,
  • Sac à déchets à proximité immédiate,
  • Éponge ou chiffon humide de nettoyage si nécessaire.

Les activités de confinement et de retrait de l’amiante (flocage, calorifugeage) doivent être réalisées par des entreprises qualifiées.

Vous bénéficiez d’une surveillance médicale renforcée

Vous bénéficierez d’une surveillance post-professionnelle

Les personnes qui, au cours de leur activité salariée, ont été exposées à des agents cancérogènes peuvent demander, si elles sont inactives, demandeurs d’emploi ou retraitées, à bénéficier d’une surveillance médicale post professionnelle. Elle sera prise en charge par la caisse primaire d’assurance-maladie ou l’organisation spéciale de sécurité sociale. (Arrêté du. 28 févr. 1995: JO, 22 mars).

Télécharger la plaquette d’information