Radon

risques liés aux fumées et gaz
Le radon est un gaz naturel radioactif, inodore et incolore, issu de la désintégration de l’uranium et du radium présents dans les roches et les sols. Il s’accumule dans les espaces confinés (bâtiments, sous-sols, cavités souterraines), où il peut atteindre des concentrations élevées.
Le radon est la principale source de radioactivité naturelle et constitue un cancérigène pulmonaire avéré, responsable d’environ un tiers de l’exposition moyenne de la population aux rayonnements ionisants.
Le risque est particulièrement élevé dans les zones géologiques riches en uranium (granites, roches volcaniques, sédiments charbonneux) et est aggravé par la présence de failles ou d’ouvrages miniers.
L’exposition prolongée au radon augmente significativement le risque de cancer du poumon, surtout chez les fumeurs.

La gestion du risque radon repose sur plusieurs étapes :

  • Évaluation du risque : Analyse documentaire et/ou mesurages directs à l’aide de dosimètres passifs, réalisés idéalement entre septembre et avril sur une période minimale de deux mois.
  • Actions correctives : Si la concentration annuelle moyenne dépasse 300 Bq/m³, il faut améliorer la ventilation, renforcer l’étanchéité du bâtiment, limiter l’accès aux zones à risque, et, si nécessaire, réaliser des travaux plus lourds sur l’interface sol-bâtiment
  • Surveillance et suivi : Mise en place de dosimètres individuels et d’ambiance, suivi dosimétrique périodique, restitution nominative des résultats, et suivi médical renforcé pour les travailleurs exposés.
  • Information et formation : Sensibilisation des travailleurs, affichage des zones à risque, désignation d’un conseiller en radioprotection, et transmission des résultats à l’IRSN