Les perturbateurs endocriniens et nanomatériaux

Ils sont susceptibles de provoquer des effets nocifs chez les individus et le fœtus de la femme enceinte.

Perturbateurs endocriniens et nanomatériaux : comprendre les risques en milieu professionnel

Les perturbateurs endocriniens (PE) désignent des substances chimiques, d’origine naturelle ou artificielle, qui sont étrangères à l’organisme. Elles peuvent altérer le fonctionnement du système endocrinien et, par conséquent, entraîner des effets nocifs sur la santé. Ces impacts concernent à la fois les personnes exposées et, dans certains cas, les enfants à naître lorsque des femmes enceintes sont exposées.

Par ailleurs, les nanomatériaux correspondent à des matériaux dont au moins une dimension se situe à l’échelle nanométrique, c’est-à-dire entre 1 et 100 nanomètres. Ils peuvent également présenter une structure interne ou de surface à cette échelle. À cette dimension, la matière développe de nouvelles propriétés chimiques, physiques et biologiques, ce qui explique son fort intérêt pour la recherche et l’industrie.

Cependant, ces propriétés spécifiques soulèvent également des enjeux importants en matière de santé. En effet, certains effets, notamment inflammatoires, ont déjà été observés sur différents organes. Ainsi, il devient essentiel de mieux caractériser ces risques afin de renforcer la prévention en milieu professionnel.

 

Une démarche régionale pour mieux prévenir les risques chimiques

Dans le cadre du 3ᵉ plan régional de santé au travail en Centre-Val de Loire, plusieurs acteurs de la prévention — notamment la DREETS, la CARSAT, la MSA et les services de santé au travail — ont mis en place une démarche partenariale.

Cette initiative vise un objectif clair : mieux connaître les perturbateurs endocriniens et les nanomatériaux afin de prévenir efficacement les risques en entreprise.

Pour y parvenir, les acteurs impliqués ont structuré leur action autour de trois axes complémentaires :

  • Sensibiliser les préventeurs, les entreprises et les salariés aux enjeux liés aux PE et aux nanomatériaux

  • Identifier la présence de ces substances dans les entreprises ainsi que les salariés exposés

  • Accompagner les entreprises dans leur démarche de prévention du risque chimique

 

Étude régionale et ressources disponibles

Dans ce cadre, les partenaires ont élaboré un document de synthèse destiné en priorité aux professionnels de la prévention. Ce rapport présente de manière détaillée les différentes étapes de l’étude, les résultats obtenus ainsi que les recommandations pour repérer et prévenir les expositions aux PE et aux nanomatériaux en milieu professionnel.

Ainsi, les entreprises disposent désormais d’informations concrètes pour évaluer la présence de ces substances dans leur environnement de travail. De plus, leur service de santé au travail peut les accompagner dans cette démarche d’évaluation du risque chimique. Il est donc fortement recommandé de se rapprocher de son médecin du travail pour bénéficier d’un accompagnement adapté.

Résultats de l’étude en région Centre-Val de Loire

L’étude, menée en 2019-2020 en milieu professionnel, met en évidence la présence significative de ces substances dans les entreprises.

En effet, sur l’échantillon analysé :

  • 55 % des entreprises utilisent des perturbateurs endocriniens, des nanomatériaux ou les deux

Ces résultats permettent de mieux comprendre l’ampleur de l’exposition et d’améliorer les actions de prévention, notamment dans certains secteurs d’activité ciblés.

 

Outils de sensibilisation et de prévention

Afin de faciliter la diffusion de ces informations, plusieurs supports ont été mis à disposition :

 

Vidéo de prévention

Cette vidéo permet notamment de mieux comprendre les actions menées sur le terrain et d’illustrer concrètement les enjeux liés aux perturbateurs endocriniens en milieu professionnel.